15/06/2009

Flou

Les yeux ouverts, le ciel fermé, l’indolence de la nuit s’agrippe à ma conscience comme une couronne de ronces et se joue tel un Malin génie de toutes mes certitudes. Le vrai produit le faux lorsque l’immonde produit le beau. L’ombre jusqu’aux genoux, dévore ma silhouette, fais de moi l’apotemnophile de tous les rêves amputés. Je tremble devant tous les futurs qui ne seront pas, de ces avenirs incompossibles, victimes d’un meilleur in-calculé. Que l’aube semble loin lorsqu’à l’affût du sonar myocarde, l’esprit guette les pulsations schismatiques de vie qui s’égrènent en murmurant ce que je ne suis pas encore. Réveille toi ! Que dis-tu fou ? Tu ne dors pas ! Râle suspendu, geste avorté, espoirs rouillés, qu’attends-je encore des fulgurances électriques produites par l’entortillement des corps, pourtant si éloignés ? Etre là, projet jeté, et se demander ce qui fait sens : revisiter chaque choix posé comme un pas dans un champ de mines, attendre le jour nouveau sous la lueur métallique des mitrailleuses, lorsque les tiers incrédules ouvrent le feu sur les amants des tranchées, passer les doigts d’une façon onirique dans une chevelure de barbelés, pour qu’à chaque crainte, à chaque douleur, tue ou pas… il faille tout recommencer.

 

Quel est le prix d’un secret connu mais qui ne peut être prononcé ? Et que vaut le bonheur que l’on se paie avec les dollars amers d’un tel silence ? Ce qui fait sens pour toi, « l’être là », c’est ce qui permet de remplir les charniers à une époque où se multiplient les discours sur les droits et le respect, c’est ce qui permet au maton immatériel des interconnexions informationnelles de transformer la liberté en plus-value, c’est ce qui permet à la démocratie de se prostituer et c’est ce qui permet de te construire une romance dans un monde que le langage a déconstruit. Etre ici et maintenant ce que l’on doit nécessairement être, implique une volonté de puissance, une éthique de soi, une morale des forts, car ce n’est qu’en niant la négation que l’on peut s’approprier la positivité de l’autre. Vivre l’instant choisi plutôt que l’instant forcé, sans cesse décidé par l’altérité d’une histoire que l’on écrit à deux mais que l’on joue à plusieurs, est le seul moyen du vivre ensemble. Maintenir ses valeurs, sa conception du bonheur, envers et contre tout, pour éviter de se faire broyer par la norme de l’autre, permet de réconcilier le bon avec le juste et de définir les principes de sa propre destinée. Tu écris peut être ce que tu crois, peut être ce que tu vois mais entre cet Etre ici qui rédige cela et cet Etre là, qui demain sera, la ligne reste floue.

 

01:55 Écrit par L'ap dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

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Écrit par : manta esprit | 10/09/2014

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